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Thai forest Monastery :: Les bénéfices de la méditation Vipassana
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:: Les bénéfices de la méditation Vipassana ::

 
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praadjarnpaki
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Joined: 02 Aug 2012
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PostPosted: Fri 15 Mar - 14:14 (2013)    Post subject: Les bénéfices de la méditation Vipassana Reply with quote


Le Bouddha affirme qu’il y a sept bénéfices à pratiquer la méditation Vipassana :
 
  • La purification de l’esprit
  • L’éradication du chagrin
  • L’éradication des lamentations
  • La cessation de la souffrance physique
  • La cessation de la souffrance mentale
  • L’atteinte du noble Chemin
  • La réalisation de Nibbâna, la cessation de la souffrance

 
 
Dès que la concentration atteint un certain niveau, le méditant obtient les bénéfices suivants : un esprit clair et calme, un esprit fort et déterminé, l’absence de maladie et de souffrance. Lorsqu’il atteindra le stade où l’on est libéré du danger de renaissance dans les plans inférieurs, il aura la vision directe des lois du Dhamma les plus profondes et les plus nobles.
 
Pour comprendre comment la méditation rend l’esprit clair et calme, nous devons examiner les raisons pour lesquelles l’esprit n’est ni clair, ni calme.
 
L’esprit est perturbé à cause du désir et de l’avidité, de la colère et de la haine et de l’ignorance. Lorsque Vipassana est pratiqué, l’esprit observe les différents objets à chaque instant et se trouve ainsi automatiquement libéré de l’avidité, de la colère et de l’ignorance. Il est impossible que l’avidité pénètre dans l’esprit du méditant lorsqu’il est attentif. De cette façon le méditant se libère du désir. Quand il médite, le méditant est également libre de la colère car cet état mental ne pénètre pas dans son esprit quand il est attentif. Il est aussi libre de l’ignorance puisqu’il n’est pas distrait ou confus pendant qu’il pratique Vipassana.
 
Au moment où il est attentif, l’esprit du méditant est clair et calme, car il est libre de l’avidité, de la colère et de l’ignorance. Pour obtenir la paix de l’esprit, il est indispensable de pratiquer la méditation Vipassana.
 
L’esprit devient également fort et stable. Pour cela, il faut essayer de comprendre les raisons pour lesquelles un esprit est faible.
 
Ce qui rend l’esprit faible, c’est en premier lieu l’avidité. Si une personne au tempérament avide entre en contact avec un objet désirable, elle va éprouver un intense désir qui va agiter son esprit. Elle perdra le contrôle d’elle-même. Si une personne au tempérament colérique entre en contact avec un objet générateur de colère, elle va s’énerver et perdre le contrôle d’elle-même.
 
Pour acquérir un esprit fort, il faut pratiquer la méditation Vipassana. Lorsque l’on pratique la méditation Vipassana, le fait d’être attentif à chaque instant empêche l’avidité et la colère de se manifester. Même s’il entre en contact avec un objet désirable, l’esprit du méditant ne s’agite pas car la personne n’éprouve pas de désir pour cet objet. De même, lorsqu’il entre en contact avec un objet générateur de colère, celle-ci ne se manifestera pas. L’esprit du méditant est plus fort et plus stable. La méditation Vipassana l’a renforcé. Il est dangereux d’avoir un esprit faible. Seul un esprit faible est excité par les objets sensoriels et susceptible d’être emporté par l’avidité et la colère.
 
 
La méditation Vipassana offre la possibilité de se libérer de la maladie et de la souffrance. En effet, en atteignant le stade des apparitions et des disparitions, les maladies et les souffrances bénignes disparaîtront.
 
Les méditants à l’attention forte constatent qu’ils guérissent leurs malaises par le simple fait de les observer. Il est fréquent que les méditants qui souffrent de maladies bénignes comme par exemple des migraines s’en trouvent débarrassés. Mais pour cela le méditant doit fournir beaucoup d’efforts.
 
Grâce à la méditation Vipassana, la faculté de compréhension s’approfondit. L’intelligence s’affine. Cela apparaît lorsque le méditant atteint les stades avancés de connaissance Vipassana. Les bénéfices de la méditation Vipassana sont très grands.
 


Toutefois, le bénéfice le plus fondamental de la pratique de la méditation Vipassana sera réalisé après avoir franchi toutes les étapes de connaissances Vipassana et avoir atteint le stade de sotapanna, la connaissance de l’entrée dans le chemin.
 
Toutes les actions négatives que le méditant a accumulées au cours de ses vies antérieures et qui pourraient l’entraîner dans les mondes de souffrances sont effacées au moment où il atteint le stade de sotapanna. Ces actions négatives ne pourront plus provoquer de renaissance dans un monde inférieur du samsara.
 
Les méditants qui atteignent ce stade ne craignent plus la ronde des renaissances, le samsara. Lorsqu’ils mourront, ils ont la certitude de ne pas renaître dans les enfers ou dans le plan animal. Lorsque l’on atteint le stade de sotapanna cela annihile également les formes les plus grossières d’avidité, de colère et d’ignorance. Les préceptes sont maintenus parfaitement purs, et comme il n’y a pas d’écart, le méditant ne pourra plus être entraîné dans les mondes inférieurs.
 
Les êtres qui ne sont pas encore des êtres nobles doivent faire un effort pour ne pas transgresser les préceptes moraux. Ce n’est qu’en réfléchissant que leur sila est protégée. Mais ceux qui sont des sotapanna maintiennent leurs préceptes intacts sans passer par la réflexion. Leurs préceptes sont maintenus parce que l’intention de tuer, l’intention de prendre les biens d’autrui, l’intention de faire du tort, l’intention de mentir et l’intention de prendre des intoxicants n’apparaît plus dans leur esprit. Elles vont s’abstenir spontanément de pensées négatives et d’actions nuisibles. Ce sera facile pour elles de maintenir leur moralité intacte. Ces personnes ne reprendront naissance que dans des plans supérieurs à celui qu’elles connaissent dans cette vie présente.
 
Les sotapanna ne doivent plus lutter comme les êtres ordinaires pour améliorer leur qualité de vie, et pour être heureux car le dhamma ennoblit la vie. Leurs existences seront toujours meilleures et plus nobles que leur existence actuelle.
 
Ces personnes « qui sont entrées dans le courant », qui sont donc des sotapanna connaîtront des existences paisibles et heureuses. Ce n’est cependant pas un bonheur mondain, un bonheur qui viendrait des plaisirs des sens. Il est très rare que ces personnes prennent plaisir à regarder des objets agréables, à écouter des sons harmonieux, qu'ils recherchent les parfums, les saveurs ou les sensations tactiles agréables. Ces êtres ne sont pas particulièrement attachés à leur maison, à leur voiture ou à leur vie de famille.
 


Ce n'est pas dans les plaisirs mondains que ces êtres trouvent leur bonheur mais plutôt dans la pratique de la moralité, de la générosité et la méditation.
 
Le plan humain est le seul qui permette la pratique de Vipassana qui permet d'atteindre Nibbana, qui est libre de toute souffrance, non pas une délivrance temporaire mais une délivrance définitive.
 
Le Bouddha a déclaré que si l’on veut atteindre l'état de Nibbana et se libérer de toute forme de souffrance, il est indispensable de pratiquer la méditation Vipassana et de fournir un effort très intense. Le bonheur que nous recherchons, le bonheur de Nibbana, n'est pas un bonheur ordinaire, c'est un bonheur permanent, éternel, qui nous délivre à tout jamais de la souffrance.
 


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PostPosted: Fri 15 Mar - 14:14 (2013)    Post subject: Publicité

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praadjarnpaki
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Joined: 02 Aug 2012
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PostPosted: Fri 11 Dec - 07:22 (2015)    Post subject: Les bénéfices de la méditation Vipassana Reply with quote

Shocked Une autre vison de la meditation :



Vipassana, un des aspects de la méditation et un mouvement de pratique
Vipassana signifie voir clairement et en profondeur. Couplé à samatha (la concentration, la tranquillité, le calme mental), vipassana permet de découvrir la réalité des choses telles qu'elles sont, au-delà de nos perceptions habituelles et confuses. En tant qu'un des aspects de la méditation, vipassana est présent dans toutes les traditions bouddhiques.

Mais le terme vipassana désigne aussi un mouvement informel issu d'un courant bouddhiste moderniste qui prit son essor en Birmanie au 19ème siècle au sein de la tradition theravada et se singularisa en mettant au point une forme de pratique déritualisée et laïcisée axée sur la méditation. Cette forme de pratique fut proposée indifféremment aux moines et aux laïcs dans des centres de méditation, et non plus seulement dans des monastères. Quatre grands noms sont généralement associés au développement initial de cette pratique : les maîtres birmans Mahasi Sayadaw et U Ba Khin et les maîtres thaï Ajahn Chah et Ajahn Buddhadasa. En Europe c'est surtout le disciple d'U Ba Kin, l'Indien S.N. Goenka, qui popularisa le vipassana. Aux Etats-Unis le vipassana s'est beaucoup répandu grace aux efforts conjugués de Joseph Goldstein (disciple américain de Mahasi Sayadaw), de Jack Kornfield (disciple américain d'Ajahn Chah) et de Sharon Salzberg. Citons encore la formidable activité déployée par Ajahn Sumedho à qui Ajahn chah confia la tâche de répandre le dharma en Occident à travers la voie monastique (monastères de Chitthurst et Amaravati en Angleterre, Dhammapala en Suisse, Le Refuge en France, etc. Ajoutons que le maître Sri Lankais Bhante Henepola Gunaratana est une source d'inspiration importante pour notre groupe parisien.

Aujourd'hui, en Occident, le Theravada n'est plus la source unique d'inspiration de ce mouvement.
"Sauf exception, un Occidental a du mal à s'identifier complètement à une orthodoxie asiatique. Quand on analyse l'histoire du bouddhisme, on remarque deux choses : d'une part, que chacune des traditions asiatiques s'est développée en réponse à des besoins précis de pratiquants, dans des cultures particulières et à des moments précis de leur histoire culturelle ; d'autre part, que chacune de ces traditions a laissé dans l'ombre des pans entiers de la tradition originelle". Stephen Batchelor, Entre Orient et Occident.  
Aux Etats-Unis le mouvement psycho-thérapeutique s'intéresse à vipassana. Il en utilise les méthodes dans les hôpitaux et tend à influencer son développement ; notons enfin que des pratiquants vipassana sont activement engagés dans le mouvement de protection de l'environnement. Certains s'investissent aussi dans les prisons et dans le domaine des soins palliatifs. Se reporter à l'article de Gil Fronsdal et à celui de Stephen Batchelor
 

Un chemin sans artéfacts culturels
"Pour préserver l'intégrité de la tradition, il nous faut distinguer ce qui est essentiel à son intégrité et ce qui en est périphérique, nous devons pouvoir séparer les éléments nécessaires à la survie de la pratique du dharma des artéfacts culturels étrangers qui pourraient constituer un obstacle à cette survie".
Stephen Batchelor Le bouddhisme libéré des croyances, page 166. 

Plus qu'une technique, une voie
Bhavana est le terme pali qu'en Occident on traduit par méditation. Or bhavana possède le sens beaucoup plus large de cultiver, cultiver la voie (ou l'Octuple Sentier dans la terminologie bouddhique). Loin d'être la pratique d'une technique, la méditation s'insére dans la vie quotidienne pour en embrasser tous les aspects ; c'est pourquoi on parle de cultiver la voie, une démarche qui implique un engagement à tous les niveaux de la personne : au plan philosophique comme au plan psychologique, social, environnemental, en bref, à tout ce qui touche à l'interaction de la personne humaine avec elle-même et son environnement.


La compassion, le coeur et l'âme de l'éveil

Ayant compris la non-substantialité du soi - enseignement central de la voie bouddhique- le pratiquant s'engage activement dans le développement de ce que Stephen Batchelor appelle une culture de l'éveil, une autre manière de parler de la compassion, autre élément essentiel dans l'enseignement de l'Eveillé.
"La compassion est le coeur et l'âme de l'éveil.... On l'entrevoit quand la barrière du soi est levée, et que l'existence individuelle capitule devant le bien-être de toute l'existence. Il est alors parfaitement clair que nous ne pouvons pas atteindre l'éveil pour nous-mêmes : nous pouvons seulement participer à l'éveil de la vie".
Stephen Batchelor : Le bouddhisme libéré des croyances, page 135.
 

La motivation au centre de la pratique
La motivation la plus haute peut embrasser toutes nos bonnes œuvres - nous pouvons donner pour motivation à tous nos actes, et à notre aspiration à l'illumination complète, le bien et le bien-être et tous les êtres. Nous comprenons que notre pratique spirituelle n'est pas faite pour nous uniquement, mais pour l'éveil et la libération de tous. C'est ce qu'on appelle la Bodhicitta. Je trouve que pratiquer la Bodhicitta a profondément transformé mon chemin spirituel. Avant d'intégrer cette motivation plus élevée à ma pratique, je savais que le fait de mettre soi-même en œuvre des moyens de purification ne pouvait qu'être bénéfique à ceux qui vous entourent. Si nous sommes plus généreux et plus aimants, plus sages et plus compatissants, moins coléreux et moins peureux, bien sûr, le monde qui nous entoure n'en sera que meilleur. Donc je savais que la pratique spirituelle aide toujours les autres aussi bien que moi-même.
Mais la pratique consciente de la Bodhicitta a fait que cela n'a plus été le résultat inévitable de la méditation et de la quête spirituelle, mais aussi la raison même de pratiquer. Aspirer à une vie d'éveil pour faire du bien aux autres rend notre pratique très large et profonde, la faisant sortir de l'ornière d'une lutte plutôt égocentrique. C'est, bien sûr, le but de tout l'ensemble. Un poème de Ryokan, moine Zen du dix-huitième siècle, exprime ce sentiment: 
Quote:
Quote:
Oh, que ma robe de prêtre soit assez vaste
pour rassembler tous les êtres qui souffrent
Dans ce monde flottant !


Extrait de "Le bien de tous", par Joseph Goldstein, in "Le Dharma de Saint Benoit" page 40 (Editions Kunchab)


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PostPosted: Today at 19:52 (2018)    Post subject: Les bénéfices de la méditation Vipassana

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